La blandinière – MH CLASSE

Mauleon (79)

L’enjeu du projet

Classé au titre des monuments historiques, le logis de la Blandinière présente aujourd’hui un état sanitaire préoccupant, en particulier au niveau de ses charpentes. À la suite d’une visite de la DRAC, les déformations importantes observées sur plusieurs fermes ont conduit à engager un diagnostic global, afin de comprendre l’origine des désordres, d’évaluer leur évolution et de mesurer les risques pesant sur la conservation de l’édifice.
La charpente, conçue selon un système de chevrons formant ferme, présente une configuration particulièrement complexe. La tentative originelle de limiter le mur gouttereau sur la partie droite, notamment pour bénéficier de plus de place dans la pièce adjacente à l’escalier en vis hors œuvre, a été un risque qui a été mal évalué puisque nous recueillions les désordres et les déformations les plus importantes à ces endroits. À cela s’ajoutent des traces d’incendie et des réparations ponctuelles, vraisemblablement provisoires, qui ont contribué au déséquilibre de l’ensemble. Les déversements constatés témoignent aujourd’hui d’un phénomène de ruine progressif qu’il convient d’enrayer avant qu’il ne devienne irréversible.

R&C accompagne le diagnostic et la restauration du logis de la Blandinière, monument historique présentant d’importants désordres au niveau de ses charpentes. 

La réponseR&C

R&C a engagé un relevé exhaustif du logis, allant au-delà du seul diagnostic des charpentes. L’ensemble des niveaux, des façades et des structures a été relevé et dessiné avec précision, à partir de relevés par scanner 3D et par drone. Ce travail permet de disposer d’une connaissance fine de l’édifice, de ses épaisseurs de murs, de son organisation constructive et des transformations qu’il a connues.
Chaque ferme de charpente a fait l’objet d’un relevé individualisé, puis d’une comparaison avec un gabarit théorique et avec le principe d’assemblage d’origine. Cette méthode permet d’identifier précisément les déformations, les ruptures d’équilibre, les réparations anciennes et les éléments fragilisés.
Le diagnostic s’organise désormais selon deux temporalités complémentaires : définir, d’une part, les conditions d’une restauration complète de la charpente lors de la réfection future de la couverture et, d’autre part, proposer des mesures conservatoires immédiates permettant de stabiliser provisoirement l’ouvrage, de limiter les déformations et de préserver autant que possible la matière ancienne.

Les choixarchitecturaux

L’intervention envisagée repose sur une connaissance approfondie de l’édifice et sur le respect de sa logique constructive. Il ne s’agit pas de corriger artificiellement toutes les irrégularités de la charpente, mais de comprendre son fonctionnement initial, d’identifier les causes de son déséquilibre et de lui restituer des conditions structurelles compatibles avec sa conservation.
Les dispositifs provisoires devront être conçus comme de véritables mesures conservatoires : lisibles, réversibles, compatibles avec les structures existantes et suffisamment efficaces pour ralentir le processus de déformation. Ils ne devront toutefois pas masquer la nécessité d’une restauration plus complète. En effet, une charpente fonctionne comme un ensemble en équilibre ; lorsqu’un élément est déplacé, affaibli ou soumis à des efforts pour lesquels il n’a pas été conçu, les désordres tendent à se poursuivre et à s’amplifier.
L’objectif architectural est donc double : assurer sans délai la sauvegarde de l’ouvrage et préparer, par un diagnostic précis et documenté, une restauration future cohérente, respectueuse de la matière ancienne, de l’histoire constructive du logis et de la valeur exceptionnelle de ce monument.

Vous avez un espace à transformer, restaurer ou complètement imaginer ?

Qu’il s’agisse de révéler l’existant ou de partir d’une page blanche, nous prenons le temps de comprendre votre projet pour lui donner toute sa justesse.