Église de la chapelle Bertrand

La chapelle Bertrand (79)

L’enjeu du projet

L’église de La Chapelle-Bertrand constitue un édifice rural composite, associant un chœur du XIIᵉ siècle, encore largement méconnu, à une nef qui comporte de nombreuses traces médiévales. Deux absides et un clocher reconstruits au XIXᵉ siècle dans un vocabulaire caractéristique du Poitou sont venus agrandir l’édifice. Après une première campagne consacrée à la reconstruction économique des voûtes intérieures, l’enjeu principal consistait à achever l’assainissement général de l’édifice. Les désordres étaient principalement liés à la gestion des eaux pluviales, à l’humidité persistante des pieds de murs et à la présence d’un sol en béton en connexion avec les murs limitant les échanges hygrométriques. L’intervention devait également préserver les traces archéologiques et les vestiges de peintures anciennes découverts sous les enduits ou briques récents.

L’intervention vise à traiter les problèmes d’humidité tout en préservant les vestiges archéologiques et les peintures anciennes.

La réponseR&C

L’agence R&C a développé une intervention mesurée, fondée sur l’amélioration de la ventilation des maçonneries et sur la conservation maximale des éléments existants. Plutôt que de procéder à une démolition complète du sol bétonné, le projet a privilégié sa dissociation avec les murs périphériques afin de permettre l’aération des pieds de maçonnerie traditionnelle. La purge des ciments en élévation. Les briques et les enduits au ciment dégradés ont été déposés en partie basse, tout en maintenant lisibles les indices archéologiques et les traces de décors anciens. Une nouvelle paroi en bois, bien ventilée, a été conçue comme une structure secondaire pour reprendre les doublages en briques existants et assurer une continuité constructive avec les voûtes en place, tout en participant à la recomposition intérieure de l’espace.

Les choixarchitecturaux

Les choix architecturaux ont recherché un équilibre entre assainissement, lisibilité historique et remise en valeur du mobilier. La nouvelle paroi périphérique crée une scansion régulière dans la nef, accompagne les volumes des voûtes et permet de dissimuler les dispositifs techniques nécessaires à la ventilation des murs. La chaire à prêcher a été restituée et remise en place grâce au travail du charpentier municipal. La table de communion, les retables latéraux, le confessionnal et les bancs ont été nettoyés ou restaurés, avec l’appui de l’association locale. La reprise des vitraux et la création d’un degré en bois complètent cette restauration intérieure, désormais dépendante du bon entretien des couvertures et de la flèche du clocher.

Vous avez un espace à transformer, restaurer ou complètement imaginer ?

Qu’il s’agisse de révéler l’existant ou de partir d’une page blanche, nous prenons le temps de comprendre votre projet pour lui donner toute sa justesse.